Honneur aux femmes qui agissent pour la chaîne de vie du Canada

En cette Journée internationale des droits des femmes, on parle de l’inspiration au féminin.

8 mars 2022
Sylvia Okonofua, a Black woman leading a campaign to recruit Black Canadians to the stem cell registry, smiles for a portrait.

Aujourd’hui au Canada, des patients ont plus que jamais besoin de vous. N’attendez pas : donnez du sang, donnez du plasma, inscrivez-vous au registre de donneurs de cellules souches, donnez votre consentement au don d’organes et de tissus, ou encore donnez en argent. Donnez comme si des vies en dépendaient. Parce que c’est le cas.

Chaque année, le 8 mars marque la Journée internationale des droits des femmes. Cette journée met de l’avant les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes, des filles et des personnes non binaires. Elle souligne les progrès réalisés en matière d’égalité des genres et sensibilise aux enjeux touchant les femmes, les filles et les personnes non binaires à l’échelle mondiale.

En 2022, le thème du gouvernement du Canada pour la Journée internationale des droits des femmes est L’inspiration au féminin. C’est l’occasion de célébrer toutes celles qui nous inspirent en faisant preuve de leadership dans leurs choix au quotidien.

Aujourd’hui, nous mettons à l’honneur les femmes, les filles et les personnes non binaires qui nous inspirent par leur contribution à la chaîne de vie du Canada. Au cours des derniers mois, nous avons publié plusieurs de leurs témoignages. En voici une sélection.

1. Peu de donneurs de cellules souches sont noirs. Il en faut plus.

Stem cell advocate Sylvia Okonofua poses with a smile by a garden.


Sylvia Okonofua recrute des Canadiens noirs pour étoffer le Registre de donneurs de cellules souches de la Société canadienne du sang.

Diplômée en biochimie, Sylvia Okonofua a fondé en 2016 la division du Stem Cell Club à l’Université de Regina, alors qu’elle était étudiante de première année. Le Stem Cell Club recrute des jeunes de tout le Canada pour le Registre de donneurs de cellules souches de la Société canadienne du sang, qui accepte les donneurs potentiels âgés de 17 à 35 ans.

Il n’a pas fallu longtemps à Sylvia pour s’apercevoir que le registre ne reflète pas la diversité ethnique du Canada et que les donneurs noirs sont très peu nombreux : en janvier 2021, les Noirs représentaient moins de deux pour cent du total. Pourtant, un patient dont la vie dépend d’une greffe de cellules souches est plus susceptible de trouver un donneur compatible parmi des personnes ayant les mêmes origines ethniques que lui.

« En tant que femme noire, ce constat m’a brisé le cœur, déplore Sylvia. C’est vraiment frustrant de savoir qu’un patient de ma communauté a beaucoup moins de chances d’obtenir de l’aide que d’autres. »

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2. Membre de l’équipe nationale féminine de hockey et fière joueuse ambassadrice de Mise au jeu pour le sang

Si Emily Clark, médaillée d’argent olympique et membre de l’équipe nationale féminine de hockey du Canada, a eu envie de donner du sang et de devenir joueuse ambassadrice de Mise au jeu pour le sang, c’est avant tout à cause de ce qui est arrivé à son frère Jeff. Gravement blessé au genou, il dû recevoir plusieurs transfusions de sang dans le cadre de son traitement.

« C’est grâce aux donneurs que Jeff a pu recevoir le sang dont il avait besoin, explique Emily. J’ai donc commencé à donner du sang pour offrir à d’autres personnes l’aide qu’il a reçue. »

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3. Des survivantes du cancer donnent du sang après leur guérison

Two women stand on the end of a dock, wearing pink t-shirts with yellow and black dragon and pink breast cancer ribbon


Vonnie Pope (à gauche) et Donna Jelly, de Barrie (Ontario), sont donneuses de sang et membres d’une équipe de bateau-dragon composée intégralement de survivantes du cancer du sein.

Après s’être soutenues les unes les autres dans les moments les plus difficiles comme les plus joyeux de leur traitement contre le cancer du sein, des coéquipières de bateau-dragon se réunissent aujourd’hui pour aider les patients. Installées à Barrie, en Ontario, ces femmes font partie des Barrie’s Ribbons of Hope (Rubans de l’espoir de Barrie), une équipe de bateau-dragon constituée de survivantes du cancer du sein.

Depuis 2016, les personnes ayant souffert d’un cancer sont dans la plupart des cas admissibles au don du sang après cinq années de guérison complète. Même en pleine pandémie, Vonnie Pope avait bien l’intention de recommencer à donner dès qu’elle le pourrait.

« C’était incroyable », raconte Vonnie, mère de quatre enfants et grand-mère de huit petits-enfants. « J’étais tellement heureuse ce jour-là! »

Après avoir réalisé ce don marquant en octobre 2021, Vonnie a également rassemblé ses coéquipières pour qu’elles donnent, elles aussi.

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4. Un don de rein vital en pleine pandémie

Young woman smiling, laying in hospital bed, with mother by her side


Meaghan se remet de l’opération, en compagnie de sa mère Fiona.

Meaghan Kay connaît Stephanie Jolink depuis sa naissance. Voisines, leurs familles avaient sympathisé et Meaghan est devenue la gardienne des Jolink. Partie pour étudier à l’université et se lancer dans le monde du travail, Meaghan a toujours gardé un lien fort avec Stephanie, qu’elle considère comme une sœur. Elle se souvient très clairement de ce jour de 2019 où elle a appris que Stephanie avait besoin d’un nouveau rein.

« Ma mère a su par les parents de Stephanie qu’elle avait une double insuffisance rénale et qu’il lui faudrait un donneur, se souvient Meaghan. Elle leur a dit : “Vous connaissez Meg, elle serait sûrement prête à donner un rein à Steph. Je vais l’appeler.” Quand elle m’en a parlé, j’ai immédiatement répondu : “Ok, on va voir si elle peut recevoir le mien.” »

Meaghan n’était pas compatible avec Stephanie, mais elle a quand même pu l’aider en participant au Programme de don croisé de rein.

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5. Un don de sang de cordon pour contribuer à la chaîne de vie du Canada

A mother crouched down on a paved surface with arm around the waist of her 2-year-old son and passersby in the background.


Lorsque Elaine O’Keeffe, de Vancouver, en Colombie-Britannique, a essayé de faire un don de sang pour aider un ami atteint de cancer, on lui a appris qu’elle n’était pas autorisée à faire un don de sang au Canada. 

C’est en apprenant qu’un de ses amis était atteint d’une forme rare de cancer du sang qu’Elaine O’Keeffe a décidé de faire un don de sang pour la première fois. Il y a beaucoup de choses qu’elle ignorait sur le don de sang, mais elle savait que de nombreux patients atteints d’un cancer avaient besoin de transfusions sanguines dans le cadre de leur traitement.

« J’étais à la fois emballée et très intriguée par tout le processus. J’ai fait le test d’hémoglobine et mon taux était bon. J’ai ensuite rempli les documents nécessaires et j’étais prête à me lancer dans cette formidable tradition de don de sang. »

Hélas, pendant la sélection, Elaine a appris qu’elle ne pouvait pas donner de sang au Canada. Heureusement, elle a su qu’elle pourrait quand même contribuer à la chaîne de vie du Canada en donnant du sang de cordon après la naissance de son fils. Fait assez incroyable, le sang de cordon de son fils s’est avéré compatible avec celui d’un patient qui en avait un besoin presque immédiat.

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6. Jeter les bases d’un système d’approvisionnement en sang plus inclusif

A woman with long brown hair, gold-rimmed glasses and a denim button-up shirt stands on a roadway lined with greenery and brick buildings.


Catherine Jenkins, scientifique et militante LGBTQ+, nous aide à faire évoluer les questions de sélection des donneurs.

La Société canadienne du sang prend des mesures pour rendre les critères de sélection des donneurs plus inclusifs, et Catherine Jenkins pose son regard de scientifique, de militante 2SLGBTQIA+ et de femme trans sur cette démarche.

Catherine Jenkins étudie le don de plasma et réfléchit à de nouvelles questions de sélection des donneurs pour les hommes gais, bisexuels ou autres qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes, ainsi que pour certaines personnes trans, bispirituelles et de diverses identités de genre. Ces groupes sont visés par les actuels critères d’admissibilité au don, qui exigent l’imposition d’une période d’attente de trois mois après un contact sexuel avec un homme.

« Mon rêve, ce serait que les conclusions s’appliquent ensuite au don de sang total », explique-t-elle.

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7. La vie après l’anémie falciforme, grâce à une donneuse de cellules souches

A young woman wearing a white button-up shirt and with long black hair, kisses her sister, who’s wearing a deep blue satin dress, on the cheek.


Ufuoma Muwhen (à droite) a reçu une greffe de cellules souches de sa sœur Nyerhovwo (à gauche).

Ufuoma Muwhen, 23 ans, se savait depuis toujours atteinte d’anémie falciforme. Personne d’autre dans sa famille proche n’est atteinte de cette maladie, mais une de ses tantes maternelles au Nigeria en est décédée à un jeune âge, il y a plusieurs années.

Étant donné ses symptômes, Ufuoma a dû être hospitalisée trois ou quatre fois par an. Mais aujourd’hui, elle est rayonnante! Et c’est grâce à la greffe de cellules souches de sa sœur.

« J’ai un frère et une sœur plus jeunes que moi, explique Ufuoma. Ma sœur, Nyerhovwo, qui avait alors 11 ans, était un jumelage parfait; nous étions compatibles à 100 %! »

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8. Son vœu d’anniversaire était d’aider celles et ceux qui avaient besoin de sang

Abigale Latoszek smiles outdoors


Abigale quelques mois après son diagnostic. Tout au long de son combat, « plus fort que fort » est un mantra utilisé par sa famille et ses amis pour décrire son courage.

Après avoir appris comment les donneurs de sang avaient contribué à lui sauver la vie, Abigale Latoszek a demandé à sa famille et à ses amis de faire des dons à la chaîne de vie du Canada à l’occasion de son sixième anniversaire en juin 2020, plutôt que de lui offrir des cadeaux.

C’est au printemps 2020 qu’a commencé le parcours inspirant d’Abigale, lorsqu’on lui a diagnostiqué une leucémie lymphoblastique aiguë, un cancer du sang et de la moelle osseuse. Pour survivre, elle a dû recevoir immédiatement deux transfusions sanguines. Et de fréquentes transfusions de sang et de plaquettes s’en sont ensuivies à l’automne dernier en raison de son traitement.

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9. Le don de plasma permet aux étudiants de se mettre au service des patients

A student donating plasma at the Lethbridge plasma donor centre


Keegan Brantner (à gauche) est accompagnée de Brenna Scott, responsable du développement au centre de donneurs de plasma de Lethbridge, à l’un de ses dons réguliers de plasma. 

En tant qu’étudiante de première année à l’Université de Lethbridge et capitaine d’une équipe sportive universitaire, Keegan Brantner a un emploi du temps très chargé. Malgré tout, elle et ses coéquipières ont trouvé un moyen efficace d’aider les autres, et cela leur demande tout au plus quelques heures par mois.

« Le temps qu’il faut pour donner du plasma est minime, mais l’impact est énorme », dit Keegan, qui termine une maîtrise en kinésiologie et joue aussi pour l’équipe féminine de rugby des Pronghorns. « Pour mes amis, mes coéquipières et moi, le don de plasma est devenu une chose qu’on aime faire ensemble. C’est un moyen facile pour nous de redonner à la communauté et on peut le faire en groupe. »

Comme beaucoup d’autres étudiants à Lethbridge, Keegan est passée du don de sang total au don de plasma l’hiver dernier, quand la Société canadienne du sang a fermé le centre de donneurs de sang local pour ouvrir le centre dédié à la collecte de plasma. Ensemble, ils aident maintenant les patients d’une autre façon.

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10. Sauvée par des dons, une primo-donneuse de sang sauve des vies

A 17-year-old woman, with a First Time Donor sticker, in a donor centre with her aunt, both wearing blue medical masks.


C’est aux côtés de sa tante Jennifer Dixon qu’Emily Hales a fait son premier don de sang, après avoir elle-même reçu du sang dans le cadre de son traitement contre un trouble immunitaire.

Il est assez rare que des jeunes de dix-sept ans veuillent à tout prix sauver des vies. Mais Emily Hales n’a pas eu une vie ordinaire : elle est issue d’une longue lignée de fidèles donneurs de sang, et elle a reçu des produits sanguins qui lui ont sauvé la vie.

À douze ans, Emily a reçu un diagnostic de purpura thrombopénique immunologique, une maladie auto-immune qui se caractérise par un nombre inhabituellement bas de plaquettes, ce qui cause des bleus et des saignements fréquents. Durant l’année qui a suivi, Emily a reçu treize traitements d’immunoglobulines intraveineuses (IgIV). Les immunoglobulines sont préparées à partir de plasma, une composante du sang de couleur jaunâtre qu’on obtient à partir de dons de sang total, mais aussi à partir de dons par plasmaphérèse, un processus de séparation.

Emily est aujourd’hui en pleine forme et en parfaite santé. L’été dernier, elle a pu à son tour donner du sang pour la première fois, peu de temps après ses dix-sept ans (l’âge minimum requis pour être donneur).

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11. Dans sa lutte contre le cancer, elle devient championne du don de cellules souches

Une petite fille frotte le crâne rasé de sa mère dont les cheveux commencent tout juste à repousser.


Mai Duong et sa fille Alice Stesin.

Il y a bientôt dix ans, Mai Duong a frôlé la mort. Elle s’efforce depuis de sauver des vies. En 2014, alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant, Mai Duong a appris à sa quinzième semaine de grossesse, lors d’une prise de sang de routine, qu’elle souffrait de leucémie myéloïde aigüe. Elle se sentait fatiguée et était toujours enrhumée, mais elle avait mis ça sur le compte de la grossesse et de la froideur de l’hiver montréalais.

« Cette nouvelle a eu sur moi l’effet d’un tsunami », se souvient Mai, 41 ans.

Aujourd’hui, grâce à une greffe de cellules souches, Mai est guérie. Elle est également la fière fondatrice d'un organisme dont le but est d'aider les patients. Cet organisme vise à accroître la diversité des donneurs potentiels de cellules souches au Canada et dans 54 autres pays.

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50% of Canadians can donate platelets 1 in 81 people actually do

En cette Journée internationale des droits des femmes, nous exprimons toute notre reconnaissance aux femmes et aux filles qui nous aident à accompagner les patients. Nous espérons qu’elles inspireront de nouveaux donneurs, dont l’existence est plus importante que jamais, pour nous soutenir pendant la pandémie de COVID-19 et au-delà. Nous vous encourageons à prendre rendez-vous dès aujourd’hui en téléchargeant l’application DonDeSang ou en vous rendant à sang.ca et à découvrir toutes les façons de donner.

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