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Lettre ouverte
aux Néo-Brunswickois

Ressources
Débat concernant l’approvisionnement en sang : remettons les pendules à l’heure (Novembre 2011)
La Société canadienne du sang investit dans le Canada atlantique (Mars 2009)
Canadian Blood Services Acquires New Production Facility (Mars 2009) (en anglais)
Rapport KPMG
Options relatives à l’approvisionnement en sang au Nouveau-Brunswick
Blood bank considers alliance with Minnesota organization (en anglais)

J’ai plusieurs raisons de vous écrire. Je veux d’abord remercier les donneurs du Nouveau-Brunswick de leur fidélité à notre cause vitale et les employés de la Société canadienne du sang de leur grand professionnalisme pendant cette période de transition.

Nous sommes arrivés à un tournant décisif au Nouveau-Brunswick. Au moment où le gouvernement évalue les avenues possibles pour l’approvisionnement en sang dans la province, je tiens à remettre les pendules à l’heure au sujet des nombreuses allégations non fondées qui ont été faites par les opposants à notre projet de consolidation. Les Néo-Brunswickois ont le droit de connaître les faits pour mieux comprendre ce qui est en jeu.

Nous demeurons au service du Nouveau-Brunswick

Nous ne quittons pas le Nouveau-Brunswick. Un seul volet de nos activités, à savoir la production de composants sanguins, sera transféré à Dartmouth. La plupart de nos activités dans cette province se poursuivront comme d’habitude. Nous continuerons d’y recueillir du sang, du plasma et des plaquettes et d’y stocker des produits sanguins prêts à l’emploi.

Avantages de la consolidation

Au Canada atlantique, les gouvernements et l’industrie se rendent compte que leur santé et leur viabilité financière dépendent d’une meilleure collaboration interprovinciale. Les dirigeants du système d’approvisionnement en sang font le même constat.

  • La consolidation améliore la sécurité de l’approvisionnement. Le fait de confier la production des composants sanguins à un moins grand nombre de centres favorise l’uniformisation des procédés et permet aux gestionnaires de l’approvisionnement de se doter de technologies de pointe pour renforcer la sécurité et l’efficacité de leurs activités.
  • La consolidation réduit les chevauchements. La centralisation de la production de composants sanguins est un phénomène mondial que l’on observe déjà dans d’autres régions du Canada. Elle permet une plus grande spécialisation et crée la masse critique nécessaire pour exploiter pleinement les installations et les technologies. Chaque dollar économisé par la réduction du chevauchement peut être consacré à d’autres priorités en matière de santé.

Sécurité des patients

On a affirmé que la réorganisation de nos activités de production nuirait aux soins des patients et obligerait les hôpitaux à reporter des opérations ou des traitements anticancéreux. Certains ont même dit qu’elle se traduirait par des pertes de vies. En fait, rien n’est plus loin de la vérité.

  • Au Canada, environ deux tiers de toutes les réserves de produits sanguins sont déjà dans les banques de sang des hôpitaux, à quelques mètres seulement des services d’urgence et de traumatologie et des salles d’opération. Le rôle de la Société canadienne du sang est de reconstituer ces réserves.
  • Des produits sanguins seront encore disponibles à Saint John. Nous avions confiance dans notre projet de transfert des activités de production à Darmouth compte tenu des consolidations réalisées ailleurs au Canada. Nous avons cependant écouté les professionnels de la santé du Nouveau-Brunswick et modifié notre plan original. Nous conserverons donc à Saint John des stocks de produits sanguins prêts à la distribution, comme nous le faisons aujourd’hui.
  • Aucun traitement préférentiel ne sera accordé aux hôpitaux les plus proches du centre de production. Certains ont dit que les hôpitaux de la région d’Halifax seraient privilégiés en raison de leur proximité du centre de production. Encore une fois, cela est tout simplement faux. La distribution des produits sanguins est dictée par les besoins des malades et non par la proximité des hôpitaux. Les produits sanguins transfusés aux malades du Nouveau-Brunswick peuvent d’ailleurs avoir été recueillis aussi bien localement qu’à l’autre bout du pays. Grâce à notre système national d’approvisionnement, nous acheminons quotidiennement des centaines d’unités de sang d’une région à une autre, l’objectif étant qu’aucun malade ne manque de sang, où qu’il se trouve.

Absolument rien n’indique que la réorganisation prévue aura une incidence négative sur les soins médicaux au Nouveau-Brunswick. Si l’on se fie aux consolidations précédentes dans d’autres provinces et à ce qui s’est passé dans d’autres pays, tout porte à penser le contraire. La sécurité sera toujours au cœur de nos décisions.

Fiabilité de l’approvisionnement

On a également affirmé que la consolidation compromettrait notre capacité d’approvisionner efficacement les hôpitaux du Nouveau-Brunswick. Encore une fois, les faits indiquent clairement le contraire.

  • Cette consolidation nous permettra d’approvisionner les hôpitaux du Nouveau-Brunswick à partir de deux sources (Saint John et Dartmouth) plutôt qu’une seule.
  • Nous offrirons le transport aérien en complément des livraisons par voie terrestre, ce qui profitera à tous les hôpitaux du Nouveau-Brunswick, notamment ceux situés dans le nord de la province.

Notre nouveau modèle permettra d’approvisionner les hôpitaux en toutes circonstances, y compris en situation d’urgence ou par mauvais temps. Pour nous en assurer, nous avons pris les mesures suivantes :

  • Notre logistique sera rigoureusement mise à l’épreuve. Un essai d’un an est d’ailleurs en cours et montre déjà des résultats positifs.
  • Un groupe indépendant constitué de médecins et de responsables de services transfusionnels du Nouveau-Brunswick suivra en permanence la réorganisation afin de s’assurer qu’elle n’aura pas de répercussions négatives sur les soins médicaux dans la province.

Rentabilité et efficacité

Certaines personnes ont suggéré que la province institue et gère son propre système d’approvisionnement en sang à un coût moindre que ce que lui coûtent actuellement les produits et services de la Société canadienne du sang. Or cela est non seulement faux mais repose de plus sur des hypothèses non éprouvées.

  • KPMG, cabinet d’experts-conseils international renommé, a estimé que l’instauration d’un système provincial pourrait coûter 40 millions de dollars et que les dépenses annuelles augmenteraient de 30 % par rapport au système actuel. Si KPMG n’a pas formulé de recommandation, ses experts ont toutefois écrit dans leur rapport que la Société canadienne du sang représentait la meilleure solution pour le Nouveau-Brunswick en termes de rentabilité et d’efficacité.
  • Le rapport dans lequel Growth Strategies recommandait récemment un service d’approvisionnement indépendant au Nouveau-Brunswick est quant à lui fondé sur des hypothèses contestables. Le plan en question repose sur un modèle d’exportation sans clients. Les auteurs de l’étude présumaient sans doute que les États-Unis, le Québec ou la Société canadienne du sang achèteraient l’excédent de sang du Nouveau-Brunswick, mais aucun de ces cas de figure n’est réaliste, ni du point de vue réglementaire ni du point de vue pratique. Sans clientèle ni source de revenus, un système indépendant se révélerait nettement plus onéreux, d’autant plus que les coûts de transition ont été sous-estimés et que la province ne profiterait pas des économies d’échelle permises par un fort pouvoir d’achat.

Risques de l’indépendance

La scission et la création d’un système provincial indépendant entraîneraient non seulement un dédoublement de services et une hausse des dépenses, mais feraient aussi perdre au Nouveau-Brunswick des avantages non négligeables, notamment ceux-ci :

  • Accès aux stocks nationaux de sang et de produits sanguins : le système national est une garantie contre les ruptures locales de stocks en cas d’ouragan, de pandémie, de grève, de flambée de la demande, etc. Il permet en outre de répondre plus facilement aux besoins en sang de groupes rares. Le soutien des donneurs, des bénévoles, du personnel et des installations des autres régions est essentiel à la continuité des opérations.
  • Accès à d’autres programmes et services de portée nationale, tels que ceux d’UniVie et du don et de la greffe d’organes et de tissus.
  • Pouvoir d’investissement dans de la technologie de pointe pour renforcer la sécurité et augmenter l’efficacité (génotypage, réduction des agents pathogènes et plaquettes offrant une compatibilité HLA pour les receveurs de moelle osseuse, par exemple).
  • Accès à un système d’achat en gros pour les fournitures et d’onéreux produits dérivés du sang et produits de synthèse.
  • Expertise internationale, recherche-développement, acquisition de connaissances et dissémination du savoir.
  • Assurance préfinancée contre les sinistres.

L’union fait la force

Les principaux systèmes d’approvisionnement en sang ont opté pour une plus grande consolidation ou se dirigent dans cette voie-là. Les grands pôles de production du Royaume-Uni et des États-Unis ont été conçus pour délivrer au moins un demi-million d’unités de sang par an. Cette masse critique est la seule solution viable pour faire face à l’escalade des dépenses liées à la technologie et aux infrastructures. La Société canadienne du sang a accumulé de l’expérience pendant plus de dix ans en transformant le système canadien, notamment en consolidant les activités dans d’autres régions du pays. Parallèlement à la concentration de la production dans les Maritimes, nous procédons à une consolidation de bien plus grande envergure dans le sud de l’Ontario. Nous nous fondons sur notre propre expérience ainsi que sur celle de nos homologues étrangers en vue de récolter les avantages de la consolidation pour notre clientèle hospitalière, tout en planifiant judicieusement la restructuration pour limiter les risques.

Dans le sillage du scandale du sang contaminé et de la commission d’enquête du juge Krever

Depuis qu’elle a pris les rênes d’un système fortement ébranlé il y a de cela treize ans, la Société canadienne du sang a mis sur pied une structure solide et fiable qui a su gagner la confiance de la population canadienne et fait, à juste titre, la fierté de son personnel. Nous avons suivi les recommandations du Juge Horace Krever et avons transformé un système éclaté géré individuellement par chaque province en une organisation nationale et rationnelle.

Engagement personnel et professionnel

Étant chef de la direction de la Société canadienne du sang, j’endosse l’entière responsabilité de nos décisions. Étant aussi hématologue et ayant été amené à prescrire des produits sanguins, je n’autoriserais jamais un changement susceptible de nuire à la qualité des soins.

Le chef de la direction de la Société canadienne du sang,
Dr Graham D. Sher


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