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Bulletins Concentré de recherche

Les bulletins Concentré de recherche ont pour objectif de fournir des résumés clairs des résultats et des retombées des études menées à la Société canadienne du sang. Rédigés par nos chercheurs, en collaboration avec notre équipe de mobilisation des connaissances, ils permettent de vulgariser les résultats de ces études et ainsi permettre une prise de décisions éclairée. 

Quel est l’objet de cette étude?

Le système immunitaire dispose d’une armée de globules blancs, qui protègent notre organisme contre les corps étrangers (non-soi). Certains globules blancs, les lymphocytes T, jouent un rôle central dans la réponse immunitaire : ils sont capables de reconnaître et de combattre les marqueurs étrangers présents à la surface des bactéries et des virus. Or, comme ils considèrent également les greffons de tissu et d’organe comme du non-soi, ils constituent un sérieux obstacle à la réussite des greffes de tissus et des transplantations d’organes.

Quel est l’objet de cette étude?

La thrombopénie néonatale par allo-immunisation fœto-maternelle est une maladie potentiellement mortelle qui touche un nouveau-né sur mille. Mais de quoi s’agit-il? Par définition, il s’agit d’une maladie qui touche les fœtus et les nouveau-nés (néonatale), qui découle d’une réponse immunitaire de la mère contre son bébé (allo-immunisation fœto-maternelle) et qui entraîne chez celui-ci une faible numération plaquettaire (thrombopénie). Cette maladie se caractérise par d’importants saignements, des hémorragies cérébrales, un ralentissement de la croissance du fœtus et, dans certains cas, la mort du fœtus ou du nouveau-né. Bien que les saignements puissent s’expliquer par la faible quantité de plaquettes et d’autres facteurs connus, on ne sait pas très bien pourquoi cette maladie peut provoquer un ralentissement de la croissance fœtale ou une fausse-couche.

Quel est l’objet de cette étude?

Le syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) constitue la principale cause de décès attribuable à une transfusion. Cette réaction rare mais grave est caractérisée par une détresse respiratoire aiguë dans les six heures suivant la transfusion. Il n’existe actuellement aucun traitement hormis des soins de soutien (oxygène et insufflation pulmonaire).

Quel est l’objet de cette étude?

Les concentrés de plaquettes sont fabriqués à partir de dons de sang et sont constitués de plaquettes en suspension dans du plasma. On les utilise pour traiter les patients qui présentent des troubles du saignement. Le plus grand risque associé à la transfusion de concentrés de plaquettes est l’infection bactérienne, notamment par Staphylococcus epidermidis, une bactérie que l’on retrouve normalement à la surface de la peau. S. epidermidis a la capacité de se fixer à la paroi interne des poches de concentrés de plaquettes pour former des colonies de bactéries, que l’on appelle un biofilm. Ce biofilm empêche de détecter la bactérie lors des analyses de routine réalisées sur de petits échantillons de liquide prélevé dans les poches. Près d’une unité de concentré de plaquettes sur 3 000 est contaminée par la bactérie.

Quel est l’objet de cette étude?

Les plaquettes jouent un rôle important dans l’arrêt des saignements et dans la coagulation du sang. On les transfuse aux patients atteints de troubles plaquettaires ou à ceux qui ont fait une hémorragie ou subi une chimiothérapie afin de ramener leur taux de plaquettes à des valeurs normales. La contamination bactérienne des plaquettes, qui constitue l’un des principaux problèmes en médecine transfusionnelle, peut entraîner des réactions transfusionnelles qui peuvent parfois être mortelles. Les bactéries en cause sont le plus souvent celles que l’on retrouve à la surface de la peau. 

Quel est l’objet de cette étude?

Les cellules souches hématopoïétiques présentes dans notre moelle osseuse sont à l’origine de toutes les cellules du système sanguin. Ce sont elles qui produisent, tout au long de notre vie, nos globules rouges, nos globules blancs et nos plaquettes. On peut les utiliser pour traiter les patients atteints de certains cancers ou de certains troubles sanguins. Une fois dans l’organisme du patient, elles s’installent dans la moelle osseuse – d’où le nom de greffe – où elles commencent à se multiplier et à produire les cellules du système hématopoïétique pour remplacer les cellules malignes ou défectueuses qui s’y trouvent.

Il existe trois façons de recueillir des cellules souches hématopoïétiques pour les greffer. Les deux méthodes les plus communes consistent à les prélever de la moelle osseuse ou du sang total d’un donneur adulte. La troisième consiste à les extraire du sang contenu dans le cordon ombilical et dans le placenta après l’accouchement. Cette dernière méthode présente plusieurs avantages, notamment en termes de disponibilité (le sang de cordon est normalement éliminé après l’accouchement) et de flexibilité. En effet, les cellules immunitaires présentes dans le sang de cordon n’étant pas encore arrivées à maturité, un patient qui ne trouve pas de donneur adulte compatible peut en trouver un grâce au sang de cordon.

Quel est l’objet de cette étude?

Les caillots sanguins sont nécessaires pour contrôler le saignement, mais une coagulation excessive peut être néfaste. Les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC), principales causes de décès dans le monde, sont souvent provoqués par des caillots qui bloquent le flux sanguin vers le cœur et le cerveau.   

Normalement, la plasmine détruit les caillots de sang dans le corps. Cette enzyme est produite quand sa forme inactive, le plasminogène, est activée par une enzyme appelée « activateur tissulaire du plasminogène » (t-PA). Il y a près de trente ans, le t-PA produit en laboratoire (activateur tissulaire recombinant du plasminogène ou rt-PA) a été développé pour traiter et dissoudre les caillots potentiellement dangereux. Même s’il sauve de nombreuses vies, le rt-PA provoque parfois des saignements internes. En effet, pour qu’il soit efficace, on doit l’administrer à une dose très forte par rapport à la quantité de t-PA normalement présente dans le corps. Par conséquent, la plasmine est produite dans tout le corps et non pas seulement à l’endroit du caillot, là où elle est nécessaire.

Quel est l’objet de cette étude?

Une fois le sang des donneurs recueilli, les globules rouges sont extraits et conservés à 4 °C, dans une solution qui contient un anticoagulant et des nutriments. Cette façon de procéder permet de les conserver pendant plusieurs semaines – jusqu’à 42 jours – avant de les transfuser. La transfusion de globules rouges est vitale pour les gens qui ont perdu beaucoup de sang, qui ont peu de globules rouges en raison d’une chimiothérapie ou encore dont les globules rouges ne fonctionnent pas normalement. 

Pendant l’entreposage, les globules rouges puisent dans leurs réserves d’énergie pour rester actifs, leur membrane devient plus fragile et certains globules peuvent même éclater, libérant ainsi leur contenu dans la poche de sang. On ne sait toutefois pas si ces lésions dites « de conservation »'influent sur la qualité des transfusions.

Quel est l’objet de cette étude?

Pour combattre les infections, le système immunitaire identifie et détruit les éléments étrangers, tels que les virus et les bactéries. Il utilise, pour ce faire, les anticorps, qui sont capables de reconnaître ces « envahisseurs » grâce à leurs interactions avec les antigènes, des molécules qui se trouvent à la surface des virus ou des bactéries. La membrane des cellules humaines présente également des antigènes. Par exemple, on retrouve les antigènes responsables du groupe sanguin et du rhésus sur les globules rouges. Si l’on transfusait du sang du groupe B a quelqu’un du groupe A, les anticorps du receveur attaqueraient les antigènes « B », étrangers, ce qui entraînerait une grave réaction.

Quel est l’objet de cette étude?

Les réactions indésirables graves qui surviennent à la suite des transfusions de sang de groupe  incompatible sont provoquées par les interactions anticorps-antigènes : lorsque les anticorps du receveur reconnaissent un antigène à la surface des cellules sanguines transfusées, ils se lient à cet antigène, ce qui indique aux cellules immunitaires que ces cellules sont à détruire et peut provoquer une maladie à cause de l’importante anémie qui en résulte. De telles réactions peuvent aussi se produire avec d’autres produits sanguins, comme les immunoglobulines intraveineuses (IgIV).