Bulletins Concentré de recherche

Les bulletins Concentré de recherche ont pour objectif de fournir des résumés clairs des résultats et des retombées des études menées à la Société canadienne du sang. Rédigés par nos chercheurs, en collaboration avec notre équipe de mobilisation des connaissances, ils permettent de vulgariser les résultats de ces études et ainsi permettre une prise de décisions éclairée. 

Quel est l’objet de cette étude?

Lorsque vient le temps de sélectionner un culot globulaire pour la transfusion, le choix se fait en fonction des groupes sanguins du receveur et du donneur; le sexe n’est pas pris en considération. Cependant, des études observationnelles qui se sont penchées sur le lien entre les caractéristiques du donneur et les résultats pour le patient indiquent que le groupe sanguin pourrait ne pas être le seul facteur à jouer un rôle dans la compatibilité donneur-receveur : le sexe, l’âge et la parité (nombre de grossesses ayant atteint le seuil de viabilité) pourraient également entrer en ligne de compte.

Ce Concentré de recherche résume les données des études qui se sont intéressées à l’incidence de la non-concordance des sexes (lorsqu’une femme reçoit le sang d’un homme et vice-versa) sur les résultats des transfusions.

Quel est l’objet de cette étude?

L’inflammation est la réaction du système immunitaire à une agression. Elle se caractérise par une rougeur, un gonflement (œdème), une sensation de chaleur, de la douleur et une altération du fonctionnement de la zone concernée. Bien qu’elle soit utile pour lutter contre les blessures et les infections, l’inflammation, lorsqu’elle est aiguë ou inappropriée, peut constituer une maladie. Les maladies auto-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type 1 et la maladie de Crohn, sont des maladies inflammatoires. Elles sont provoquées par l’attaque de certains composants de l’organisme par le système immunitaire qui enclenche des réponses immunitaires et inflammatoires inappropriées. On compte environ 80 maladies auto-immunes, qui touchent environ 4,5 % de la population. 

Quel est l’objet de cette étude?

On détermine le groupe sanguin par la présence ou non de certaines molécules (antigènes) à la surface des globules rouges. Plus de 300 antigènes et plus de 30 systèmes de groupes sanguins ont été recensés, y compris les systèmes ABO et Rhésus que l’on connaît bien. Puisque certaines combinaisons d’antigènes sont beaucoup moins communes que d’autres, il existe des groupes sanguins plus rares. On considère qu’un groupe sanguin est rare si une personne sur 500 possède cette combinaison, et très rare s’il s’agit d’une personne sur 1 000. 

Quel est l’objet de cette étude?

La sécurité est primordiale à la Société canadienne du sang. C’est pourquoi nous avons mis en place des mesures à chaque étape du parcours du sang, des donneurs aux patients, pour nous assurer qu’on ne transfuse pas aux patients des produits sanguins contaminés par un virus ou une bactérie. Nous sélectionnons nos donneurs en fonction d’un certain nombre de facteurs de risque bien définis, leur sang est soumis à divers tests de dépistage d’agents pathogènes, et nos processus de production et nos modes d’entreposage permettent de limiter les risques de contamination.

Quel est l’objet de cette étude?

Le plasma est la partie liquide du sang. Il contient des protéines qui sont importantes pour faire coaguler le sang et lutter contre les infections. Il sert également à la fabrication de médicaments vitaux. Ces médicaments comportent des facteurs de coagulation – utilisés pour traiter des maladies du sang – ainsi que des immunoglobulines, dont les immunoglobulines qu’on administre par intraveineuse (IgIV) pour traiter les maladies du système immunitaire. Pour fabriquer ces médicaments, on regroupe le plasma de milliers de dons, puis on traite le mélange pour réduire le risque de transmission d’infections et on en fractionne les divers composants.

Quel est l’objet de cette étude?

Les analyses de contrôle de la qualité permettent de s’assurer que les fabricants continuent de fournir des produits de la plus haute qualité. Pour les fabricants de produits sanguins, ces analyses garantissent que les patients reçoivent un produit sûr et efficace. Par exemple, en ce qui concerne les concentrés de globules rouges (CGR), produit sanguin transfusé aux patients dont le taux de fer ou d’hémoglobine est faible en raison d’une blessure ou d’une maladie, le contrôle de la qualité comprend une analyse de la stérilité ainsi que la détermination de l’intégrité et de la qualité des globules rouges.

Quel est l’objet de cette étude?

L’exposition à des cellules ou à des tissus génétiquement différents des nôtres, par exemple lors d’une transfusion sanguine, d’une greffe de tissus ou d’organes, ou encore d’une grossesse, comporte un risque. Lorsque le système immunitaire considère les cellules transfusées et les tissus greffés comme étrangers, il met en place une réponse immunitaire pour s’en protéger. Pour éviter ces réactions graves, on détermine le groupe sanguin et le type de tissu des receveurs et des donneurs avant une transfusion ou une greffe. Il est aussi possible de réaliser une épreuve de compatibilité à l’aide de tests en laboratoire pour garantir la compatibilité du donneur et du receveur.

Quel est l’objet de cette étude?

Les plaquettes sont de petits fragments cellulaires qui circulent en périphérie du flux sanguin, le long de la paroi vasculaire. Lorsqu’elles rencontrent une blessure, elles s’activent, c’est-à-dire qu’elles changent de forme pour former un caillot. Les plaquettes sont essentielles à la coagulation et à la cicatrisation. C’est pourquoi les personnes qui ont une faible numération plaquettaire, c’est-à-dire qui ne possèdent pas beaucoup de plaquettes, ou dont les plaquettes sont dysfonctionnelles présentent un risque élevé d’hémorragies.

Quel est l’objet de cette étude?

Les patients atteints de maladies immunes et inflammatoires reçoivent des doses élevées d’immunoglobulines par voie intraveineuse (IgIV). Il s’agit d’un traitement efficace et bien toléré. Toutefois, à fortes doses, les immunoglobulines peuvent entraîner une hémolyse, c’est-à-dire la destruction des globules rouges du patient. Souvent modérée et limitée, l’hémolyse peut s’aggraver et certains patients peuvent nécessiter la transfusion de globules rouges afin de traiter l’anémie qui en résulte.

Quel est l’objet de cette étude?

Les anticorps jouent un rôle essentiel dans la réponse immunitaire et permettent de lutter contre les agents pathogènes, tels que les mauvaises bactéries et les virus. Curieusement, certains anticorps peuvent également inhiber la réponse immunitaire, on parle alors d’immunosuppression induite par anticorps. En médecine transfusionnelle, on utilise ce phénomène pour empêcher les réponses immunitaires indésirables, comme celle qui est à l’origine de la maladie hémolytique du fœtus et du nouveau-né. Cette maladie survient lorsqu’il y a incompatibilité entre les groupes sanguins de la mère et du fœtus, comme lorsque la mère est de rhésus négatif et que le fœtus est de rhésus positif. En cas d’exposition aux globules rouges du fœtus pendant la grossesse, le système immunitaire de la mère reconnaît l’antigène Rh comme marqueur d’un corps étranger et commence à produire des anticorps contre cet antigène. Les anticorps produits vont traverser la barrière placentaire pour se lier aux antigènes Rh des globules rouges du fœtus et déclencher leur destruction, ce qui peut mettre en péril la vie du fœtus et du nouveau-né. On peut toutefois prévenir cette réaction en administrant à la mère de l’anti-D, un anticorps qui inhibe la réponse immunitaire de la mère contre les antigènes Rh du fœtus. Cette pratique présente cependant des limites.