Trans individuals

Critères d’admissibilité pour les personnes trans

Jusqu’en 2016, l’admissibilité des personnes trans au don de sang n’était pas claire. Et comme de plus en plus de personnes trans se présentaient dans nos collectes pour donner du sang, nous avons décidé d’établir des critères spécifiques aux personnes qui s’identifient comme tel. 

FAQ

Sur quelles données scientifiques ces critères sont-ils fondés? 

Malheureusement, très peu d’études ont été réalisées sur la population trans au Canada. En avril 2016, les Centres de contrôle et de prévention des maladies, aux États-Unis, ont publié un document intitulé HIV Among Transgender People, qui indique qu’aux États-Unis et dans des pays européens à revenu élevé, le taux de prévalence du VIH chez les femmes trans se situe entre 22 et 28 %.

Quelle est la politique des États-Unis?

À notre connaissance, il n’existe aucune politique uniforme sur le sujet aux États-Unis. Toutefois, grâce à nos échanges avec des directeurs médicaux travaillant pour de grands fournisseurs sanguins américains, nous savons que beaucoup se fondent sur le sexe biologique pour déterminer si une personne trans peut ou non donner du sang. Leurs préoccupations concernent également les risques de TRALI liés aux hommes trans, et les risques de transmission du VIH liés aux femmes trans. 

Qu’en est-il des personnes trans qui n’ont pas subi d’opération de réattribution sexuelle?

Les personnes trans qui n’ont pas subi d’opération de réattribution sexuelle doivent répondre à des questions liées à leur sexe biologique. Leur admissibilité est déterminée en fonction de leurs réponses à ces questions. Par exemple, on demande aux femmes trans si elles ont eu ne serait-ce qu’un seul contact sexuel avec un homme dans les 12 derniers mois. En cas de réponse positive, elles devront attendre un an après leur dernier contact sexuel avec un homme pour revenir donner du sang. 

La communauté LGBTQ a-t-elle été consultée? 

Nous avons demandé à Santé Canada d’approuver nos nouveaux critères d’admissibilité pour les personnes trans et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH) en mars 2016. Cette demande a été présentée après de vastes consultations menées auprès de la communauté LGBTQ de diverses façons : rencontres, webinaires, conversations téléphoniques, etc.  

Même si les discussions concernaient principalement le nouveau critère applicable aux HARSAH, toutes les organisations consultées ont été informées des critères proposés pour les personnes trans. Outre les représentants des communautés LGBTQ, chaque séance de consultation a profité de la participation de groupes de patients qui reçoivent de grandes quantités de produits sanguins.  

Certains membres des communautés trans et non binaires estiment que nous devrions revoir notre processus de sélection. Nous sommes les premiers à vouloir faire mieux et il est important pour nous de travailler avec les communautés trans et non binaires afin d’améliorer les choses. Fidèles à cet engagement, nous avons tenu une séance de consultation à Vancouver en novembre 2016 et une autre à Toronto en décembre 2016. Nous avons transmis aux participants le rapport sommaire de ces consultations en mai 2017. 

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