Coronavirus (COVID-19)
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Exclusions fondées sur des facteurs géographiques

Certaines personnes ne sont pas autorisées à donner de sang parce qu’elles ont séjourné ou résidé dans certaines parties du monde. Par exemple, la majorité des cas signalés de nouvelles souches du VIH (virus du sida) proviennent de régions d’Afrique (Cameroun et Togo). C’est pourquoi, en juin 2015, nous avons ajouté des questions pour identifier les candidats au don les plus susceptibles d’être infectés par ces souches très rares. Nous demandons donc aux gens qui se présentent pour donner du sang s’ils ont vécu dans ces pays ou eu des rapports sexuels avec une personne y ayant vécu. Les personnes visées par cette politique d’exclusion ne peuvent pas donner de sang.

Les règles d’exclusion sont fondées sur des facteurs de risque, non pas sur l’origine raciale ou ethnique du donneur.

L’exposition à la malaria et à la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) constitue également un motif d’exclusion. Étant donné que le risque d’infection diminue avec le temps, les personnes venant d’un pays où sévit la malaria ne peuvent donner de sang pendant trois ans à partir du moment où elles quittent le pays concerné. Les personnes ayant visité une région où il y a un risque de malaria sont exclues du don de sang pendant un an après leur départ de la région en question.

La vMCJ étant, en théorie, transmissible par voie sanguine, Santé Canada a conclu que les mesures d’exclusion à cet égard permettent de protéger les transfusés tout en assurant un approvisionnement adéquat. Ces mesures consistent à exclure les personnes ayant passé, depuis 1980, soit trois mois ou plus au Royaume-Uni ou en France, soit cinq ans ou plus dans un pays d’Europe de l’Ouest, à l’exception du Royaume-Uni ou de la France, entre 1980 et le 31 décembre 2007.